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Sujet Bac Complet - Centres Étrangers 2026 - Corrigé (Maths)

Prêt à tout casser au Bac de Maths ? 🚀 Découvre le Sujet 2 des Centres Étrangers 2026, un véritable crash-test pour évaluer ton niveau avant le grand jour !


Au menu de ce sujet ultra-complet :

  • 📐 Ex 1 : Géométrie dans l'espace (plans, droites, et distances). Maîtrise tes vecteurs !
  • 🎲 Ex 2 : Probabilités et loi binomiale. Attention à la somme de variables !
  • 📈 Ex 3 : L'incontournable mix Fonctions Logarithmes, Suites & Python 🐍.
  • 🔥 Ex 4 : Équations différentielles et double IPP. Un pur défi d'analyse !

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Analyse Complète et Pédagogique : Sujet Bac Maths 2026 Centres Étrangers (Sujet 2)

Le Sujet Bac Maths 2026 etrangers (session 2) s'inscrit comme une référence incontournable pour tout élève de Terminale souhaitant exceller à l'épreuve de spécialité. Ce sujet, par sa structure équilibrée et la profondeur de ses questionnements, balaye les thématiques majeures du programme : la géométrie dans l'espace, les probabilités (avec une belle incursion dans la loi binomiale et les variables aléatoires), l'analyse de fonctions couplée aux suites numériques, et enfin les équations différentielles mêlées au calcul intégral. En tant que professeur correcteur, je vous propose une plongée détaillée dans la « philosophie » de ce sujet. L'objectif n'est pas de vous donner une correction brute, mais de vous équiper des stratégies de résolution, d'identifier les pièges classiques et de comprendre exactement quelles compétences sont évaluées par le jury.

Exercice 1 : Géométrie dans l'espace (4 points)

Cet exercice est un grand classique de la géométrie analytique en dimension 3. Il évalue la capacité de l'élève à naviguer entre les représentations géométriques et leurs traductions algébriques à travers un repère orthonormé.

  • Notions évaluées : Vecteurs non colinéaires, produit scalaire, vecteur normal, équation cartésienne d'un plan, représentation paramétrique d'une droite, calcul de distance, angle géométrique.
  • La philosophie de l'exercice : On commence par des bases rassurantes (montrer que trois points forment un plan) pour aller progressivement vers des calculs de distances et d'intersections plus complexes. L'examinateur veut vérifier que vous savez justifier chaque étape rigoureusement.

Les difficultés et pièges à éviter :

La question 1 demande de prouver que A, B et C définissent un plan. Le piège classique est de calculer les coordonnées des vecteurs \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\) et d'affirmer directement qu'ils définissent un plan. Il est impératif d'écrire noir sur blanc qu'ils ne sont pas colinéaires (en montrant que leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles).

La question 5, qui demande la mesure de l'angle \(\widehat{\mathrm{BAH}}\), est une belle application du produit scalaire. La méthode attendue consiste à utiliser l'expression géométrique du produit scalaire : \(\overrightarrow{AB} \cdot \overrightarrow{AH} = AB \times AH \times \cos(\widehat{\mathrm{BAH}})\). L'erreur fréquente est d'oublier de repasser à la calculatrice avec la fonction Arccos (ou \(\cos^{-1}\)) pour obtenir des degrés, en laissant la calculatrice en radians !

Enfin, la question 7 est la question de sélection de cet exercice. Elle demande de trouver un point S sur une droite connaissant sa distance au plan. Cela nécessite d'injecter les coordonnées paramétriques de la droite \((d)\) dans la formule de la distance d'un point à un plan, ce qui aboutit à une équation en valeur absolue. La condition « abscisse positive » permettra de choisir la bonne solution parmi les deux possibles.

Exercice 2 : Probabilités et variables aléatoires (4 points)

Un exercice en trois parties qui explore les probabilités de la classe de Terminale, en partant des probabilités conditionnelles pour aboutir à une réflexion plus poussée sur les sommes de variables aléatoires.

  • Notions évaluées : Arbre pondéré, probabilités totales, loi binomiale, espérance, moyenne de variables aléatoires.
  • La philosophie de l'exercice : Cet exercice teste la modélisation. La Partie A est très calculatoire et sécurisante. La Partie B vérifie la maîtrise des schémas de Bernoulli. La Partie C est plus conceptuelle et teste la compréhension de la loi des grands nombres ou des propriétés de l'espérance et de la variance sur un grand échantillon.

Les difficultés et pièges à éviter :

Dans la Partie A, la construction de l'arbre ne pose généralement pas de problème. Cependant, pour la question 3.b (probabilité qu'une personne ait au moins 60 ans sachant qu'elle a déjà publié), il s'agit d'une probabilité conditionnelle « inversée » : \(P_R(S)\). Le piège est de confondre \(P_R(S)\) et \(P_S(R)\).

La Partie B introduit la loi binomiale. La question 2 demande la probabilité qu'au moins la moitié des 100 personnes interrogées ait publié. Il faut traduire cela mathématiquement par \(P(X \geqslant 50)\), ce qui se calcule via l'événement contraire \(1 - P(X \leqslant 49)\). Une erreur de décalage d'indice ici est fatale.

La Partie C est la véritable pépite de ce sujet. On introduit \(Y\), la moyenne empirique de 150 variables aléatoires identiques. Pour prouver que \(P(37 < Y < 45) > 0,98\), l'élève devra très probablement faire appel à l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev (selon les limites du programme appliquées) ou utiliser les propriétés de la variance de la somme de variables indépendantes. C'est une question qui demande du recul et une rédaction impeccable sur l'indépendance des variables.

Exercice 3 : Fonctions, Suites et Algorithmique (6 points)

C'est le « gros morceau » analytique du sujet. Il combine l'étude d'une fonction logarithmique avec l'étude d'une suite définie par récurrence \(a_{n+1} = f(a_n)\), couronnée par une application en Python.

  • Notions évaluées : Dérivation, monotonie, Théorème des Valeurs Intermédiaires (TVI), démonstration par récurrence, convergence de suites, algorithmique (boucle while).
  • La philosophie de l'exercice : La progression est classique mais redoutablement efficace. L'étude de la fonction auxiliaire \(g(x) = f(x) - x\) (Partie A) sert de fondation exclusive pour comprendre le comportement asymptotique de la suite (Partie B). On veut voir si l'élève est capable de créer des ponts entre l'analyse de fonction continue et le comportement discret d'une suite.

Les difficultés et pièges à éviter :

Dans la Partie A, l'application du corollaire du TVI (pour \(g(x)=0\)) exige une rédaction stéréotypée parfaite : la fonction doit être continue, strictement monotone sur l'intervalle, et le changement de signe doit être explicité avec les limites/valeurs aux bornes. N'oubliez aucun de ces trois mots-clés !

La Partie B repose sur le raisonnement par récurrence (question 1). Pour l'hérédité, il est crucial d'utiliser la stricte croissance de la fonction \(f\) prouvée en Partie A. Appliquer \(f\) aux membres de l'inégalité conserve l'ordre. Le piège : de nombreux élèves tentent des manipulations algébriques hasardeuses avec le \(\ln\) au lieu de s'appuyer sur la monotonie de la fonction.

La Partie C introduit Python. Le script compare deux suites adjacentes (l'une croissante, l'autre décroissante, convergeant vers la même limite \(\alpha\)). La boucle while b - a > 10**(-p) est une condition de précision. Le programme s'arrête dès que l'écart entre les deux suites devient inférieur ou égal à \(10^{-p}\). L'interprétation attendue est donc algorithmique : le programme renvoie le nombre d'itérations \(n\) nécessaires pour obtenir une valeur approchée de \(\alpha\) avec une précision donnée par \(p\).

Exercice 4 : Équations Différentielles et Calcul Intégral (6 points)

Ce dernier exercice est un véritable feu d'artifice d'analyse. Il brasse de nombreuses compétences techniques, de la lecture graphique à l'intégration par parties, en passant par les équations différentielles du premier ordre.

  • Notions évaluées : Convexité et dérivation (lecture graphique), équations différentielles \(y' = ay + f\), limites avec croissances comparées, double Intégration Par Parties (IPP), équation de la tangente.
  • La philosophie de l'exercice : L'examinateur veut s'assurer que vous possédez une vision globale de l'analyse analytique. Vous devez savoir lier le signe de la dérivée aux variations de la fonction, résoudre une équation différentielle avec second membre, et mener à bien des calculs intégraux exigeants sans vous perdre dans les signes.

Les difficultés et pièges à éviter :

La Partie A (QCM graphique) se résout en comprenant que si une courbe croise l'axe des abscisses (s'annule), cela correspond à un extremum pour sa primitive. Il faut analyser les variations d'une courbe pour déduire le signe de l'autre.

La Partie B traite de l'équation différentielle \((E)\) : \(y'+y = (2x-3)\mathrm{e}^{-x}\). La méthode est guidée : on vérifie d'abord que \(g\) est une solution particulière (il suffit de dériver \(g\) et de remplacer dans \((E)\)). Ensuite, on résout l'équation homogène \(y'+y=0\). Attention au signe : la solution est de la forme \(C\mathrm{e}^{-x}\), et non \(C\mathrm{e}^{x}\). L'ensemble des solutions est la somme des deux.

Dans la Partie C, la double Intégration par Parties (IPP) pour calculer \(I\) requiert une rigueur d'écriture absolue. Le piège majeur réside dans la gestion du signe « moins » de la formule d'intégration par parties, surtout lors de la deuxième application. Prenez l'habitude d'ouvrir des grands crochets pour ne pas fausser la distribution du signe.

Enfin, la Partie D clôture le sujet sur un problème ouvert concernant les tangentes. On vous donne l'ordonnée à l'origine de la tangente au point d'abscisse \(a\). Pour trouver le nombre de tangentes passant par l'origine du repère, il faut traduire cette condition géométrique algébriquement : cela signifie que le point \((0 ; 0)\) appartient à la tangente, donc son ordonnée à l'origine est nulle. Il suffira alors de résoudre l'équation \((a^3-4a^2+2a+2)\mathrm{e}^{-a} = 0\), ce qui se ramène à trouver les racines d'un polynôme de degré 3 (probablement via un TVI ou une factorisation évidente non fournie dans l'énoncé, ce qui en fait une excellente question de réflexion !).

Conseils finaux pour réussir son Bac de Maths

Ce Sujet 2 des Centres Étrangers 2026 montre clairement l'importance de la justification. Au baccalauréat, le résultat brut ne vaut quasiment aucun point si le raisonnement n'est pas exposé clairement. Lors de votre épreuve, soignez la structure de vos démonstrations par récurrence, citez vos théorèmes (TVI, croissances comparées, limites usuelles) avec précision, et encadrez vos résultats. La gestion du temps est aussi primordiale : si la double IPP de l'exercice 4 vous bloque, passez à la question suivante en admettant le résultat, cela vous permettra d'engranger les points sur les questions d'interprétation graphique ! Bonne préparation à tous.