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Un groupe d'enfants et un enseignant profitant d'une séance d'apprentissage ludique dans une salle de classe.
Photo RDNE Stock project · Pexels
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Licence · Strasbourg (67)

Licence Professorat des Ecoles Lettres et arts, Université de Strasbourg

Université de Strasbourg · public

1 650 €salaire net médian
20 hde cours par semaine
41 %en emploi à un an

Estime tes chances d'intégrer cette formation

Affiner avec mon rang et mon lycée

Présentation

La licence Professorat des écoles Lettres et arts à Strasbourg : trois ans pour apprendre le métier de maître d'école

Tu veux devenir professeur des écoles et tu aimes les livres, les mots et le dessin : cette licence de l'Université de Strasbourg est faite pour ça. Pendant trois ans, tu consolides les fondamentaux que tu enseigneras, tu vas en stage dans des classes, et tu prépares le CRPE à la fin de la licence, avant un master rémunéré de deux ans.

  • CRPE à bac+3, puis master rémunéré
  • parcours Lettres et arts
  • stages en école maternelle et élémentaire
  • littérature jeunesse et pratiques artistiques
  • pour futurs profs des écoles, pas de voie généraliste
Une licence qui prépare un métier, pas une disciplinetrois ans pluridisciplinaires pour devenir polyvalent comme un prof des écoles
Une étudiante au tableau présente une leçon sur les formes géométriques devant ses camarades assis à des tables d'écolier qui lèvent la main, sous l'œil d'une formatrice.
Présente une leçon devant le groupe : tu apprends à expliquer clairement.

Un professeur des écoles enseigne tout : lire, écrire, compter, découvrir le monde, dessiner, chanter, courir. La licence Professorat des écoles part de là. Ce n'est pas une licence de lettres classique, ni une licence d'arts : c'est une licence pluridisciplinaire qui te remet à niveau dans toutes les matières de l'école primaire, avec une coloration plus forte en lettres et en arts.

Concrètement, tu restes à l'université, avec des cours magistraux et des travaux dirigés, des devoirs et des partiels. Mais tout est orienté vers la classe. Quand tu travailles la grammaire, tu la travailles comme un futur enseignant : pour l'expliquer à des enfants de huit ans. Quand tu dessines ou analyses un album, tu réfléchis à ce que tu en feras avec des élèves.

  1. Année 1 : tu consolides les bases dans toutes les matières de l'école et tu découvres les sciences de l'éducation, avec un premier contact avec l'école.
  2. Année 2 : tu approfondis, surtout en lettres et en arts, et tu passes plus de temps en observation et en pratique accompagnée en classe.
  3. Année 3 : tu finalises ta licence et tu passes le CRPE à la fin de l'année, le concours de recrutement de professeur des écoles.
  4. Ensuite : si tu as le concours et ta licence, tu entres en master M2E en deux ans, rémunéré comme élève fonctionnaire, avec l'alternance en classe.

Retiens bien ce nouveau calendrier, il a changé. Depuis la rentrée 2026, le CRPE se passe à bac+3, à la fin de la licence, et le master qui suit n'est plus l'ancien master de préparation au concours. Tu ne fais donc pas une licence, puis un master, puis un concours : tu vises le concours dès la L3.

Lettres et arts : ce que la coloration change vraimentplus de français, d'albums et de pratiques artistiques, sans abandonner les maths
Quatre étudiants préparent une séance autour d'une table couverte d'affiches, d'albums pour enfants, de ciseaux et de croquis.
Albums, affiches et ciseaux : tu prépares des séances comme en classe.

Toutes les licences Professorat des écoles te font travailler les maths, le français, l'histoire-géo, les sciences et l'EPS. La mention Lettres et arts veut dire que le curseur est poussé sur le pôle littéraire et artistique. Tu y passes plus de temps, tu vas plus loin, et c'est là que tu construis ton aisance pour la classe.

Côté lettres, pense langue française solide, lecture à voix haute, écriture, grammaire expliquée simplement, et beaucoup de littérature de jeunesse. Les albums, les contes, les romans pour enfants ne sont pas un supplément : ce sont tes futurs outils de classe pour apprendre à lire, enrichir le vocabulaire et ouvrir l'imaginaire.

  • Lire à voix haute
  • Raconter un album
  • Expliquer la grammaire
  • Dessiner et exposer
  • Chanter et rythmer
  • Mettre en scène

Côté arts, tu pratiques toi-même. Arts plastiques, souvent musique et parfois théâtre ou danse selon les années : dessiner, découper, composer, écouter, mettre en espace. L'idée n'est pas de devenir artiste, mais de savoir proposer un atelier à des enfants, installer le matériel, montrer un geste, valoriser ce qu'ils produisent.

Attention au malentendu classique. Choisir Lettres et arts ne veut pas dire que tu peux laisser tomber les maths et les sciences. Au concours comme en classe, on attend de toi la polyvalence. Si tu es littéraire et que les maths te font peur, cette licence va justement te réconcilier avec elles, au niveau où tu devras les enseigner. Mais prévois un vrai travail régulier dans ces matières.

  • Tu aimes lire, écrire, dessiner, bricoler, raconter des histoires et tu le fais déjà pour le plaisir.
  • Tu as envie d'utiliser des albums et des projets artistiques pour faire apprendre autre chose.
  • Tu acceptes de rester solide en maths, même si ce n'est pas ta matière préférée.
  • Tu vois les arts comme un moyen d'inclure tous les élèves, y compris ceux qui peinent en français ou en maths.
En classe dès la licence : stages et gestes du métierobserver, aider, puis mener un moment de classe devant de vrais élèves
Dans une classe de maternelle, une jeune stagiaire agenouillée sur le tapis anime un jeu de comptage avec trois petits enfants.
Agenouillée sur le tapis, tu animes un jeu avec les petits.

C'est ce qui distingue cette licence d'une licence de lettres ordinaire : tu vas dans des écoles. Observation en maternelle et en élémentaire, aide à l'atelier, puis prise en main progressive d'un petit groupe ou d'un moment de classe, toujours encadrée. Tu découvres les deux mondes : le tapis de regroupement des petits et les rangs de cycle 3.

En stage, tu apprends des choses qu'aucun cours ne remplace. Parler assez fort sans crier, se placer pour voir toute la classe, donner une consigne en une phrase, faire reformuler, gérer le temps, relancer un élève qui décroche, ranger vite pour enchaîner. Tu observes aussi comment l'enseignant qui t'accueille différencie, aide, évalue sans décourager.

  • Observer : comment la maîtresse ou le maître lance la journée, installe les ateliers, gère les transitions.
  • Préparer : écrire une fiche de séance simple, avec objectif, matériel, durée et ce que font les élèves.
  • Animer : mener un jeu de langage, une lecture d'album, un atelier de découpage ou un rituel de maths.
  • Regarder progresser : repérer ce qu'un élève a compris, ce qui bloque, et comment l'aider sans faire à sa place.

À l'université, tu travailles beaucoup en petits groupes, comme tu le feras faire à tes élèves. Préparation de séances autour d'une table, essais de matériel, présentation devant les autres qui jouent les écoliers, retour de la formatrice. C'est parfois inconfortable au début de passer au tableau, mais c'est exactement le muscle du métier.

En cours de phonétique, des étudiants travaillent par deux avec un petit miroir devant la bouche pendant que l'un prononce un son.
Par deux avec un miroir, tu travailles les sons pour enseigner la lecture.
Le rythme et la méthode : une licence exigeante et très encadréedu travail régulier dans toutes les matières, et une vraie progression en expression

Ne t'imagine pas une licence où l'on ne fait que des arts plastiques. C'est une licence généraliste et régulière. Chaque semaine mélange français, maths, autres matières de l'école, sciences de l'éducation, langue vivante et méthodologie du travail universitaire. Il faut tenir le rythme dans tout, pas seulement dans tes matières fortes.

Ton français écrit et oral est scruté de près, et c'est normal : tu seras le modèle de langue de tes élèves. Orthographe, syntaxe, vocabulaire précis, voix claire, lecture fluide. Si tu fais des fautes d'accord ou si tu n'oses pas parler en public, prévois de travailler ces points dès la L1, ils progressent vite quand on s'y met.

  • Tu écris souvent et court : dictées, exercices, petites analyses, fiches de préparation, plutôt que de rares dissertations.
  • Tu parles devant les autres : exposés, lectures à voix haute, simulations de leçons, travail en groupe.
  • Tu organises ton temps comme un prof : anticiper, planifier, relire, et ne pas tout faire la veille.
  • Tu montres ton intérêt pour les enfants : baby-sitting, aide aux devoirs, BAFA, scoutisme, club sportif, tout compte dans ta maturité.

La bonne question à te poser n'est pas seulement si tu aimes les lettres. C'est si tu aimes expliquer et répéter sans t'énerver, si tu es curieux de comprendre comment un enfant apprend, et si tu es prêt à travailler des matières où tu es moins à l'aise. Les étudiants qui réussissent le mieux ne sont pas forcément les plus forts en terminale : ce sont les plus réguliers et les plus investis en stage.

Après la L3 : le concours, puis deux ans pour devenir profle CRPE en fin de licence, puis le master M2E rémunéré en alternance
Schéma : après le bac, trois ans de licence Professorat des écoles Lettres et arts avec stages, puis CRPE en fin de L3, puis master M2E rémunéré en deux ans, puis professeur des écoles titulaire ; réorientations possibles après la licence.
Trois ans de licence avec stages, le CRPE en fin de L3, puis deux ans de master M2E rémunéré avant la titularisation.

La sortie naturelle, c'est le professorat des écoles. Avec la réforme, le chemin est plus lisible qu'avant : tu tentes le CRPE à la fin de ta L3, et si tu l'obtiens, tu deviens élève fonctionnaire en master M2E pendant deux ans, payé, avec des temps en classe et des temps à l'institut de formation.

  1. Fin de L3 : tu passes le CRPE, avec des épreuves de français et de maths de niveau école et collège, plus un entretien de motivation et de connaissance du métier.
  2. Master M2E, année 1 et 2 : tu es rémunéré comme élève fonctionnaire, tu enseignes en responsabilité progressive et tu te formes à la classe.
  3. Titularisation : à la fin du master, tu deviens professeur des écoles titulaire, en maternelle ou en élémentaire.
  4. Si tu échoues au concours ou si tu changes d'avis, ta licence générale te laisse des portes : autres masters de l'éducation, métiers du livre et de la médiation, animation, concours administratifs.

Deux conseils concrets pour mettre toutes les chances de ton côté. D'abord, garde un bon niveau en maths tout au long de la licence, même dans un parcours Lettres et arts : c'est souvent là que se joue le concours pour les littéraires. Ensuite, multiplie les contacts avec les enfants dès la L1, en stage bien sûr, mais aussi en dehors : c'est là que tu vérifies que le bruit, l'énergie et la patience du métier te rendent heureux.

  • Tu veux travailler avec des enfants de 3 à 11 ans, pas seulement avec des livres.
  • Tu aimes l'idée d'être polyvalent : passer d'une dictée à une expérience, puis à une chanson.
  • Tu acceptes que les premières années se jouent beaucoup en école maternelle ou en réseaux d'éducation prioritaire, là où sont les postes.
  • Tu cherches un métier de fonctionnaire au contact humain, avec des vacances scolaires mais des soirées de préparation.
Ton dossier80 % sur les résultats scolaires

Ce qui est important dans ton dossier

Ce que la commission regarde
80 %Résultats scolaires
5 %Méthodes de travail
5 %Savoir-être
5 %Motivation
5 %Engagement et activités
Quel est le salaire en sortie ?1 650 € net médian
1 650 €
net par mois, salaire médian
18 mois après le diplôme. La moitié des diplômés gagnent moins, l'autre moitié davantage. Sur 911 sortants. À trente mois : 1 770 €.
Un quart gagne moins de 1 410 €un quart plus de 1 930 €

Diplômés de « Toute licence générale » dans cet établissement · InserSup, 2026_S1.

Les étudiants trouvent-ils du travail ?41 % en emploi, plutôt bas
41 %
en emploi 18 mois après
Plutôt bas pour une licence (la moitié sont sous 48 %)
Parmi ceux qui sont entrés sur le marché du travail. 47 % en emploi stable (CDI ou fonction publique).

Diplômés de « Toute licence générale » dans cet établissement · InserSup, 2026_S1.

Classements10ᵉ sur 29 · Thotis 2026

Ce que disent les classements

Chacun mesure ce qu'il a choisi de mesurer, et aucun ne mesure ce que cette formation te fera. Ils restent un repère utile, à condition de savoir sur quoi ils portent.

  • 10esur 29
    Classement des licences · arts du spectacle
    Sélectivité à l'entrée sur Parcoursup et profil des admis
    D'après Thotis, 2026
Ta semaine20 h · français : langue et littérature en tête

Ta semaine

Environ 20 h de cours par semaine, à peu près ainsi.

  • Français : langue et littérature 4 h
  • Mathématiques 4 h
  • Histoire, géographie et enseignement moral et civique 2 h 30
  • Sciences et technologie 2 h 30
  • Sciences de l'éducation 2 h
  • Arts et éducation physique 2 h
  • Méthodologie du travail universitaire 1 h 30
  • Langue vivante 1 h 30
  • Français : langue et littérature4 h
  • Mathématiques4 h
  • Histoire, géographie et enseignement moral et civique2 h 30
  • Sciences et technologie2 h 30
  • Sciences de l'éducation2 h
  • Arts et éducation physique2 h
  • Méthodologie du travail universitaire1 h 30
  • Langue vivante1 h 30

Grille indicative : à l'université, chaque licence fixe son propre programme. Le volume est celui qu'on mesure sur les maquettes réelles ; la répartition entre les matières est un ordre de grandeur, pas l'emploi du temps d'un établissement précis. Comment on l'établit

Vivre à Strasbourgstudio autour de 365 € par mois

Vivre à Strasbourg

Le coût d'une année ne se résume pas aux frais d'inscription. Voici ce que représente une année étudiante à Strasbourg.

≈ 365 €
par mois pour un studio
Déduit d'un loyer d'annonce de 18,2 €/m² en 2025, charges comprises, pour une surface de 20 m². Selon le quartier et l'état du logement, comptez 285 € à 465 €.
438 €
par mois en résidence CROUS, au moins cher
10 autres résidences dans le secteur. Le logement CROUS est attribué sur critères sociaux, il n'est pas garanti.
9e sur 17
ville étudiante, plus de 40 000 étudiants
Attractivité, formation, vie étudiante, cadre de vie et emploi. D'après L'Étudiant, 2026. 62 464 étudiants, 21 % de la population. Les loyers y sont plus chers que dans 77 % des villes où l'on peut étudier.
Strasbourg — Strasburg
Radek Kucharski · Wikimedia Commons · CC BY 2.0
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