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Photo KIMDAEJEUNG · Pixabay
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Conservation-restauration des biens culturels · Aubervilliers (93)

Spécialité Arts du feu (céramique, émail, verre), Institut national du patrimoine, Aubervilliers

Institut National du Patrimoine (département des restaurateurs) · public · sélectif

très sélective · 33 % d'accès
33 %de candidats admis
2places
2 091 €salaire repère (national)

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Présentation

Arts du feu à l'INP : cinq ans pour restaurer céramique, émail et verre

Tu as la main sûre, l'œil pour les couleurs et un vrai goût pour les sciences : cette spécialité t'apprend à sauver des objets de terre et de feu. Pendant cinq ans d'atelier, tu diagnostiques, tu stabilises, tu restaures vases, faïences, émaux et verres qui iront en musée. Une voie entre artisanat d'art et labo, accessible uniquement sur concours.

  • céramique, émail, verre
  • atelier, chimie, histoire de l'art
  • mains habiles indispensables
  • pratique artistique exigée
  • vraies œuvres dès l'école
Ce que tu restaures vraimentde la faïence éclatée au vitrail fragile, des objets qui ont traversé le feu

Les arts du feu, ce sont les matières nées dans un four : terre cuite, faïence, grès, porcelaine, émail, verre. Vases antiques recollés, carreaux fendus, émaux soulevés, verres archéologiques irisés. Tu travailles sur des objets creux et cassants, souvent incomplets, où chaque geste se voit.

  • Vases et faïences
  • Grès et porcelaines
  • Émaux peints
  • Verres archéologiques
  • Carreaux et décors

Restaurer, ce n'est pas refaire à neuf. Tu regardes la cassure, tu retrouves comment l'objet a été fabriqué, tu stabilises ce qui risque de se perdre, et tu n'interviens que si ça aide à le lire. Le reste, tu le notes et tu le protèges.

  • observer sous tous les angles, dessiner, photographier, repérer les manques et les anciens repeints ;
  • comprendre la pâte, la glaçure, le verre, et leurs accidents : choc, gel, sels, ancienne restauration ratée ;
  • stabiliser : nettoyer sans effacer, recoller sans forcer, combler sans inventer ;
  • rendre lisible : retouche discrète, support stable, objet présentable et gardé pour longtemps.

À l'Institut national du patrimoine, tu rejoins le département des restaurateurs, avec les autres spécialités comme la peinture, la sculpture ou le mobilier. Vous partagez les cours de méthode et de déontologie, puis tu te concentres sur tes matières de feu.

Cinq ans d'atelier, de labo et de chantiertu progresses sur des œuvres réelles, jusqu'au projet de fin d'études
Étudiantes en restauration en tablier en train de réassembler les tessons d'un grand vase en céramique sur un établi d'atelier lumineux
En atelier, tu remontes un vase de faïence éclaté, tesson par tesson.

Le cœur de tes semaines, c'est l'établi. Tu manipules, tu fais des essais sur éprouvettes, puis tu passes à des pièces de plus en plus compliquées. À côté, les sciences expliquent ce que tes mains sentent : chimie des pâtes et des verres, physique des cassures, techniques de fabrication.

  • 5 ansun cursus long, jusqu'au grade de master
  • 7 spécialitésdont les arts du feu, à Aubervilliers

L'histoire de l'art et les techniques te disent comment l'objet a été fait, et donc comment le réparer sans le trahir. Tu apprends à reconnaître une faïence, un grès salé, un émail cloisonné, un verre soufflé, avec les bons réflexes pour chacun.

Très vite, tu passes de l'exercice au réel. Avec les élèves conservateurs et l'École du Louvre, l'Institut monte des chantiers des collections : constat, dépoussiérage, conditionnement, travail en équipe comme en musée. Des chantiers-école et des semestres d'échange en Europe prolongent ce contact avec le terrain.

  1. apprendre les bases : dessin d'observation, matériaux, premiers gestes de collage et de nettoyage, documentation ;
  2. monter en difficulté : objets à trous, décors peints, émaux et verres fragiles, protocoles de labo ;
  3. travailler en collection : chantiers collectifs, contraintes d'un musée, rythme et responsabilités ;
  4. mener ton projet de fin d'études : une œuvre confiée, un mémoire, une intervention complète défendue en public.

La dernière année change de nature : tu deviens responsable d'un projet, de l'étude de départ jusqu'à l'intervention finale. C'est là que tu montres que tu sais décider seul, expliquer chaque choix et le présenter à des professionnels.

Schéma du parcours : concours d'entrée, cinq ans d'atelier arts du feu, chantiers de collections et échanges, projet final puis exercice sur œuvres réelles
Un concours, cinq ans d'atelier et de chantiers, un projet final soutenu en public, puis le travail sur des œuvres réelles.
Un concours pour mains et têtes scientifiquesle dessin, les couleurs et les sciences comptent autant que la motivation
Deux élèves en restauration examinant un objet en verre fissuré sous une lampe d'atelier, carnet et pinceaux à côté
Sous la lampe, tu lis une fissure du verre avant de choisir ton geste.

Ici, pas de simple vœu : tu passes des épreuves d'admissibilité puis d'admission. Ta façon de travailler compte pour moitié dans l'évaluation. Le reste se joue sur ta motivation et ton engagement artistique.

  • Histoire de l'art
  • Techniques de fabrication
  • Maths et physique-chimie
  • Dessin et couleur
  • Habileté manuelle

On attend un double profil : assez scientifique pour suivre une analyse de pâte ou de corrosion du verre, assez artiste pour dessiner juste, sentir une teinte et tenir un geste minutieux pendant des heures.

  • l'œil : sens des couleurs et des formes, trait juste, observation précise ;
  • les mains : précision, patience, propreté, geste répété sans t'énerver ;
  • le goût des sciences : maths, physique et chimie appliquées aux matériaux ;
  • la culture : histoire de l'art, techniques de fabrication, curiosité pour les objets et les musées.

À l'oral, on vérifie le reste : sais-tu expliquer pourquoi l'INP, avec un parcours cohérent, et as-tu une pratique régulière ? Un carnet de dessin tenu, un atelier suivi dans la durée, des expos vues et vraiment comprises comptent plus qu'un discours général sur le patrimoine.

  1. dessine chaque semaine : objets, tessons, verres, mains, reflets ; cherche le juste, pas l'effet ;
  2. fabrique : modelage, tournage si possible, émail, mosaïque, colle une céramique cassée pour t'entraîner ;
  3. va voir les expos : céramiques et verres en musée, prends des notes, compare les restaurations visibles ;
  4. prépare ton récit : pourquoi ces matières, quel atelier ou stage d'observation, quel projet après le diplôme.
Le quotidien d'une restauratrice ou d'un restaurateur arts du feupeu d'objets, beaucoup de décisions, une responsabilité face à l'original

Ton travail commence par un constat écrit et photographié. Tu décris l'objet, ses cassures, ses manques, ses anciennes interventions, les risques. Puis tu proposes un traitement : ce que tu feras, ce que tu ne feras pas, et pourquoi. Cette prudence, c'est la marque du métier.

  • nettoyer sans décaper : enlever ce qui salit et masque, garder la patine qui informe ;
  • recoller avec une colle réversible, sans bavure, dans le bon ordre ;
  • combler les manques avec un matériau stable et reconnaissable, sans copier l'original ;
  • retoucher avec retenue pour retrouver une unité visuelle, sans repeindre l'histoire.

Tu travailles pour des musées, des monuments, des dépôts archéologiques ou des ateliers privés. Parfois seul face à une pièce pendant des jours, parfois en équipe sur un chantier avec conservateurs, régisseurs et scientifiques. Le rythme va du silence d'atelier aux urgences avant une expo.

  • Constat et diagnostic
  • Protocole réversible
  • Collage et comblement
  • Documentation photo
  • Conditionnement

C'est un métier rare et exigeant, où ta réputation se fait pièce par pièce. Si tu préfères les objets aux discours, le geste précis à la vitesse, et l'idée de passer une coupe ou un émail aux générations suivantes, cette petite spécialité est peut-être pour toi.

Ton dossier

Ce qui est important dans ton dossier

Ce que la commission regarde
50 %Méthodes de travail
25 %Motivation
25 %Engagement et activités
Depuis 2021Vœux -31 %
SessionVœuxPlacesTaux d'accèsDernier rang appeléTrès bien ou mieux
202113415 %*2—
202210220 %20 %
20236217 %10 %
20248212 %10 %
20259233 %30 %

* Le taux d'accès officiel n'est publié que depuis 2024. Pour les sessions antérieures, il est recalculé en rapportant les propositions aux vœux : l'ordre de grandeur est bon, la valeur n'est pas celle de Parcoursup.

Quel est le salaire en sortie ?2 091 € en France
2 091 €
en France, salaire moyen — professions intermédiaires de moins de 30 ans
Nous n'avons pas le salaire des diplômés de cette formation. Ce repère national est le plus proche que publient les sources officielles. INSEE, salaires du secteur privé, 2024.
Et après3 métiers cités

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Poursuite d'études
Doctorat en conservation-restauration du patrimoine
Métiers visésRestaurateurTechnicien d'artChef de travaux d'art

Sources : fiche officielle de la formation sur Parcoursup.

Ta semaine

Ta semaine

Ce qu'on étudie ici, semaine après semaine. S'y ajoutent 34 semaines de stage sur la formation.

Au programme, sans volume horaire annoncé :

  • Langue vivante

Volumes réels, horaires reconstitués d'après 10 établissements sur Parcoursup. Voir la fiche officielle

Vivre à Aubervilliersstudio autour de 455 € par mois

Vivre à Aubervilliers

Le coût d'une année ne se résume pas aux frais d'inscription. Voici ce que représente une année étudiante à Aubervilliers.

458 €
de frais de scolarité par an
Annoncé par l'établissement pour 2025/2026 : « 458 € (Montant pour 2025/2026) »
≈ 455 €
par mois pour un studio
Déduit d'un loyer d'annonce de 22,6 €/m² en 2025, charges comprises, pour une surface de 20 m². Selon le quartier et l'état du logement, comptez 365 € à 560 €.
382 €
par mois en résidence CROUS, au moins cher
101 autres résidences dans le secteur. Le logement CROUS est attribué sur critères sociaux, il n'est pas garanti.
1 519
étudiants
Les loyers y sont plus chers que dans 92 % des villes où l'on peut étudier.
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Questions fréquentes3 réponses en chiffres
Conservation-restauration Arts du feu, Institut national du patrimoine (Aubervilliers) : quel est le taux d'accès ?
33 % des candidats ont reçu une proposition d'admission sur Parcoursup en 2025.
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